Être parent n’est pas toujours facile et quand l’enfant présente un trouble alimentaire ou est très difficile, l’heure des repas peut souvent tourner au cauchemar. Plusieurs raisons peuvent être à l’origine de ces problèmes qui touchent jusqu’à 25% des nourrissons et près de 10% des enfants de deux ans et plus. Tentons d’y voir plus clair.

Mon enfant mange peu

Les troubles alimentaires (à ne pas confondre avec les troubles du comportement alimentaire tels que l’anorexie ou la boulimie) se manifestent généralement chez les enfants de jeune âge et constituent souvent une entrave au processus d’alimentation normale. Les troubles alimentaires seront caractérisés par la présence de symptômes bien spécifiques.

Par exemple, l’enfant pourrait manger que très peu, pourrait refuser de goûter à de nouveaux aliments, pourrait ne montrer que peu ou pas d’intérêt envers l’alimentation et pourrait pousser l’audace jusqu’à perturber complètement le moment des repas.

Les symptômes fréquents

Parmi les symptômes les plus fréquemment observés, on retrouve une durée et/ou une fréquence anormale de l’allaitement ou des repas, une intolérance à la texture des aliments appropriés pour l’âge, un manque d’appétit ou encore des comportements difficiles liés à l’alimentation. Tous ces symptômes peuvent mener l’enfant à souffrir d’un retard staturo-pondéral, c’est à dire que l’enfant pourrait cesser de prendre du poids et/ou grandir, ce qui viendrait briser sa courbe de croissance normale.

Les causes possibles

Les causes possibles de troubles alimentaires peuvent être multiples. Parfois, la présence d’une intolérance ou d’une allergie alimentaire peut être soupçonner, surtout si on remarque que l’enfant ne réagit pas très bien à un groupe d’aliments particulier. Les principales étant l’intolérance au lactose, l’allergie aux protéines du lait ou aux protéines bovines.

Certains enfants peuvent aussi présenter d’autres types d’allergies un peu moins fréquentes comme au soya, aux œufs ou aux kiwis.

D’autres cause médicales peuvent être à l’origine d’une relation compliquée avec la nourriture chez l’enfant dont la présence de reflux gastro-oesophagien, une digestion immature, le retard de la vidange gastrique, la présence d’une hyper ou d’une hypo-sensiblité orale, le manque d’appétit, les infections à champignons affectant la bouche (Muguet ou Candida) ou la présence de difficultés oro-motrices. Il faut alors rencontrer les bons professionnels de la santé qui sauront comment aider l’enfant à retrouver l’appétit et le plaisir de manger.

Parents en détresse

La présence d’un trouble alimentaire chez l’enfant peut engendrer un sentiment d’anxiété important chez les parents. On parle alors d’une détresse parentale qui force souvent les parents à déployer des efforts excessifs pour venir en aide à leur enfant. Inutile de comparer avec les autres enfants de l’entourage, car chaque situation est unique. Souvent, les parents croient que l’enfant est en déficit ou semble manger peu, alors qu’il mange selon ses besoins.

Les 5 phases de l’acception d’un nouvel aliment

L’acceptation d’un nouvel aliment par l’enfant se fait généralement en 5 phases qui, au total, comptent 26 étapes. Il s’agit plus souvent qu’autrement d’un long processus qui nécessitera l’exposition répétée à l’aliment. Voici les 5 phases d’acceptation :

  • Tolérer l’aliment (ex. tolère la vue et regarde l’aliment)
  • Interagir avec l’aliment (ex. aide à la préparation de l’aliment)
  • Sentir l’aliment (ex. se penche vers l’aliment pou le sentir)
  • Toucher l’aliment (ex. touche l’aliment avec ses mains)
  • Goûter l’aliment (ex. croque un morceau et recrache immédiatement)

Enfants difficiles ou hypersensibles ?

Dans quelques cas, il peut s’agir d’enfants difficiles. Les enfants refuseront de manger malgré leurs capacités adéquates. Il n’y a pas de symptômes médicaux associés. On attribue souvent cette situation à un trop grand pouvoir laissé à l’enfant et à un manque de contrôle de la part des parents. Pour parvenir à régler cette situation, il faut réduire le plus possible les moments de négociations et d’argumentations.

Il ne faut pas toujours donner à l’enfant ce qu’il veut, car les enfants gâtés sont plus susceptibles d’être difficiles dans plusieurs sphères à la maison, y compris celle de l’alimentation. Toutefois, certains enfants présenteront des troubles alimentaires d’origine sensorielle qui se traduisent par une hyper ou une hypo-sensibilité aux goûts, aux textures, à la température, aux odeurs ou bien encore à l’aspect des aliments. Il est possible de désensibiliser l’enfant, mais le processus est parfois long et contraignant.

Quelques conseils pratiques pour les enfants difficiles

  • Limiter la durée des repas à tout au plus 20-25 minutes et 15 minutes si l’enfant ne mange pas du tout.
  • Éteindre le téléviseur et limiter au maximum les distractions (jouets, iPad, musique) pendant les repas.
  • Utiliser les goûts particuliers de l’enfant pour intégrer de nouveaux aliments. On combine alors les mets favoris avec des aliments moins aimés.
  • Attendre quelques jours avant d’introduire un nouvel aliment afin de laisser le temps à l’enfant d’assimiler la nouveauté.

En résumé !

Les troubles de l’alimentation chez l’enfant sont souvent passagers, mais peuvent être source d’inquiétude chez les parents, surtout en cas de retard staturo-pondéral. C’est souvent un travail de longue haleine, surtout lorsqu’il n’y a pas de causes médicales sous-jacentes. Il faut donc persévérer et exposer l’enfant à de nouveaux aliments à maintes reprises.

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