Les produits de soya sont probablement dans les aliments qui génèrent le plus de débats. On connait tous un homme dans notre entourage qui n’en consomme pas par crainte que les phytoestrogènes qu’ils contiennent ai des répercussion sur leur système reproducteur ou encore une femme qui les évite à tout prix pour ne pas développer le cancer du sein. Ces craintes sont-elles justifiées? Où en est la science sur le sujet? Zoom sur les évidences!

Le soya, bon ou mauvais?

La peur face au soya et ses dérivés vient des isoflavones qu’ils contiennent. Les isoflavones sont un composé dont la structure moléculaire ressemble beaucoup à celle de l’œstrogène. Ainsi, nous avons longtemps entendu que les phytoestrogènes pouvaient interagir avec nos propres hormones.

Cependant, des études récentes ont démontré que les phytoestrogènes et les œstrogènes humains ne se lient pas au même type de récepteurs. Le corps fait donc la différence entre les deux molécules!

Le soya, chez l’homme

Les hommes sont souvent réticent à consommer du soya puisqu’ils craignent que les isoflavone nuisent à leur taux de testostérone et/ou la quantité et qualité des spermatozoïdes et indirectement, à leur fertilité. Or, diverses études ont montré que les taux circulants de testostérone, le nombre et la motilité des spermatozoïdes, ne sont heureusement pas affectés par la consommation de soya.

Le soya, chez la femme

La plus grande inquiétude des femmes face aux produits de soya concerne le cancer du sein. Et si je vous disais qu’ils seraient finalement protecteurs? En effet, des études ont soulevé une plus faible incidence de cancer du sein, un plus faible risque de récidive et de mortalité chez les chez les femmes qui consommaient régulièrement du soya non atteinte de cancer du sein ou survivante d’un cancer non-hormodépendant.

C’est pourquoi il n’y a pas de corrélation entre la consommation de produits de soya et l’atteinte ou la récidive de cancer du sein. Le soya pourrait d’ailleurs être bénéfique pour les femme ménopausée car les isoflavones pourraient aider à la préservation de la masse osseuse.

Le soya et l’environnement

C’est bien connu, une alimentation riche en protéines animales est néfaste pour l’environnement. Les protéines végétales, quant à elles, demandent moins de ressources naturelles et émettent moins de gaz à effet de serre. De plus, l’industrie de la viande serait responsable de l’utilisation de 70% de l’eau sur le terre. Pour la santé de la planète, consommer donc sans modération les légumineuses, les noix, les graines et bien sur, le soya!

Le soya pourrait donc être consommé sur une base régulière sans poser de risque au niveau des perturbations hormonales. En intégrer au quotidien pourrait même réduire les risques de développer certains cancers, protéger la fonction rénale chez les individus en santé et ceux souffrant de néphropathie diabétique.

Une alimentation riches en protéines végétales est aussi associée à une diminution des risques de maladies cardiovasculaires, tant chez le sujet sain chez ceux à risque de maladies cardiovasculaires.

Pour en savoir plus

  • https://apsav.org/wp-content/uploads/2018/03/prise-de-position-soya.pdf
  • Hamilton-Reeves, J. M., Vazquez, G., Duval, S. J., Phipps, W. R., Kurzer, M. S., & Messina, M. J. Clinical studies show no effects of soy protein or isoflavones on reproductive hormones in men: results of a meta-analysis.
  • Zhang, F. F., Haslam, D. E., Terry, M. B., Knight, J. A., Andrulis, I. L., Daly, M. B., … & John, E. M. (2017). Dietary isoflavone intake and all-cause mortality in breast cancer survivors: The Breast Cancer Family Registry. Cancer, 123(11), 2070-2079.
  • Shu, X. O., Zheng, Y., Cai, H., Gu, K., Chen, Z., Zheng, W., & Lu, W. (2009). Soy food intake and breast cancer survival. Jama, 302(22), 2437-2443.
  • Azadbakht, L., Shakerhosseini, R., Atabak, S., Jamshidian, M., Mehrabi, Y., & Esmaill-Zadeh, A. (2003). Beneficiary effect of dietary soy protein on lowering plasma levels of lipid and improving kidney function in type II diabetes with nephropathy. European journal of clinical nutrition, 57(10), 1292.
  • Baroni, L., Cenci, L., Tettamanti, M., & Berati, M. (2007). Evaluating the environmental impact of various dietary patterns combined with different food production systems. European journal of clinical nutrition, 61(2), 279.

En résumé !

Bref, la consommation régulière de tofu, de tempeh, de protéines végétales texturées et d'edamames s'avère donc être sécuritaire et potentiellement bénéfique.

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