Tant et aussi longtemps qu’un élément déclencheur bouleversant ne remet pas en question notre système de valeurs, la prise de conscience face à une saine alimentation ne se fait pas. On préfère accepter nos vices (surtout lorsqu’ils sont aussi délicieux qu’un gâteau au chocolat!). Et si un forfait existait? Un forfait te permettant de manger du gâteau au chocolat régulièrement, mais également des légumes, des fruits et tout ce qui est fondamentalement classifié comme étant bon pour la santé? Apprends-en plus sur le principe de la modération en alimentation!

La classification des aliments

D’un point de vue strictement nutritionnel, certains aliments sont meilleurs que d’autres. C’est prouvé. Or, l’alimentation ne permet pas seulement d’assouvir nos besoins vitaux, mais également d’autres besoins qui relèvent davantage de la psychologie. La santé ne se définie pas uniquement par l’absence de maladie ou d’infirmité; c’est également un état complet de bien être physique, mental et social. Cette définition a été adoptée en 1946 par l’Organisation mondiale de la santé et n’a jamais été modifiée ni contestée depuis.

Dans ce contexte, il devient difficile de classifier des aliments selon des critères « santé », car la santé regroupe également la santé psychologique.

  • Une barre de chocolat peut réconforter durant une période de rupture;
  • Une soupe poulet et nouilles, même si elle est riche en sodium, fait du bien quand on est malade;
  • Un café latté à la citrouille épicée est approprié quand on rencontre des amis de longue date dans un café;
  • Le maïs souffé ajoute l’expérience lors d’une sortie au cinéma;
  • Une boisson gazeuse peut redonner de l’énergie à un marathonien.

Pour certaines personnes, il est très facile d’adopter de saines habitudes alimentaires alors que pour d’autres, le défi est perçu comme une montagne impossible à escalader. Il faut donc reconnaître la notion de plaisir dans l’alimentation et ne pas juger trop rapidement les aliments, ni ceux qui les consomment.

La modération en alimentation

La notion de modération relève donc d’une importance capitale. Or, comment chiffrer la modération et s’assurer qu’elle est appliquée au quotidien? La modération est difficile à mesurer, surtout si on ne calcule pas tout. La notion du 80/20 est très utile et souvent employée en nutrition. Il suffit que 80 % de nos aliments soient « bons ». Les 20 % restants servent à nous faire plaisir. Ainsi, on chiffre la modération. Ce qui est toutefois difficile à évaluer avec cette méthode, ce sont les 20 %.

Voici pourquoi: pour une personne dont le besoin énergétique est fixé à 2 000 calories par jour, les 20 % correspondent à 400 calories par jour. Cette allocation de calories paraît excessive, mais elle ne l’est pas.

Voici quelques exemples d’aliments qui fournissent en moyenne 400 calories :

  • 35 frites;
  • 1 tasse d’hummus + 10 craquelins au blé entier;
  • 3 tasses de maïs éclaté sucré/salé du commerce;
  • 38 croustilles;
  • 1 pointe de pizza;
  • 1 tasse de beurre d’arachides;
  • 1 frappé glacé;
  • 1 cappucino glacé à base de crème (grand format) de chez Tim Hortons;
  • 1 danoise de chez Tim Hortons;
  • 1 bagel à la cannelle et aux raisins + fromage à la crème nature léger de chez Tim Hortons;
  • 1 boisson chaude Moka au chocolat blanc, format Grande de chez Starbucks;
  • 2 boules de crème glacée au chocolat;
  • Fondue au chocolat (1/3 tasse de brisures de chocolat fondues + 1 tasse de fraises);
  • 1 blizzard glacé avec morceaux de biscuits;
  • 1/10 d’une tarte au sucre maison;
  • 1 petit morceau de gâteau au fromage;
  • 1 tasse d’un mélange de noix;
  • 1 bol de céréales granola + 1 tasse de lait 2 % + 2 c. à table de fruits séchés.

On pourrait également mal interpréter cette notion en pensant qu’il suffit de faire attention 80 % du temps et se « permettre » des écarts le restant du temps. Sur une semaine, cela équivaut environ à 1 jour et demi. À quoi ça te fait penser? Eh oui, à la fin de semaine, avec ses brunchs, son alcool, ses sorties, ses fêtes.

Voir la nutrition avec la méthode du 80/20 revient d’une manière ou d’une autre à la privation et à la restriction cognitive – certes, sur une plus courte période, soit environ 5 jours de restriction – qui mèneront incontestablement à des abus le weekend venu. Et les abus risquent fortement de dépasser les 20 % alloués.

Tout cela dépend de la façon de voir :

  • « Je me prive toute la semaine pour me permettre de manger comme je veux la fin de semaine. »
  • « Je fais des efforts toute la semaine, y compris la fin de semaine, et si j’ai envie d’un dessert ou d’une bière, je ne me sentirai pas coupable. »

Pas si facile de « modérer »?

On vante la stratégie de la modération pour réduire sa consommation d’aliments « moins bons » pour la santé. Ce message a été lancé il y a belle lurette par les médecins et les nutritionnistes. C’est facile : on vous dit de commander des frites avec ton hamburger, mais de seulement en manger quelques-unes! Voilà un exploit qui relève bien souvent de l’impossible puisqu’on mange en général toute la portion qui se trouve dans l’assiette. Cet exemple prouve que le message de la modération ne passe pas. S’il passe, c’est à court-terme, pendant une période où « on fait attention », et qui suit bien souvent une prise de poids.

Pourquoi la stratégie de la modération échoue-t-elle si souvent?

Parce que les gens n’arrivent pas à contrôler convenablement la quantité de nourriture qu’ils ingèrent et parce qu’une variété impressionnante de facteurs extérieurs jouent sur leur appétence. Il peut s’agir de facteurs hormonaux, de la prise de médicaments, de problèmes de santé, de stimulus visuels ou olfactifs ou même de la proximité des aliments et de la commodité avec laquelle on peut se les procurer.

La modération se définit comme la retenue qui éloigne de tout excès… et c’est la clé en alimentation! Le message n’est peut-être pas sexy et tu préfères de loin entendre que tel régime ou tel aliment fait maigrir, et que c’est garanti à 100 %, mais la modération est bel et bien la méthode qui fonctionne le plus sur le long terme.

En résumé !

La retenue, c’est te restreindre; ce n’est pas tout couper! Hormis pour ceux et celles qui ont une intolérance ou un dégoût pour le chocolat, en manger régulièrement afin d’éviter d’éventuels excès peut s’avérer une bonne stratégie!

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