Et si tu goûtais par le nez et sentais par la bouche? Si tu as déjà mangé un de tes repas préférés alors que  tu avais le nez complètement congestionné par un rhume, tu sais probablement à quel point la perception des saveurs est altérée lorsque l’olfaction n’est pas 100% fonctionnelle. Mais le nez a-t-il vraiment un rôle à jouer dans le plaisir que tu perçois lors de la dégustation d’un bon repas? Tout sur la rétro-olfaction.

La différence entre l’olfaction ortho-nasale et rétro-nasale

Une première étape serait de comprendre la différence entre les types d’olfactions ortho-nasale et rétro-nasale. L’olfaction ortho-nasale représente l’inspiration alors que l’olfaction rétro-nasale désigne les molécules volatiles qui sont propulsés de la bouche vers l’arrière du nez lorsque tu manges ou que tu bois.

La perception erronée

Il existe un phénomène des « saveurs combinées » expliquant la difficulté à isoler ou sélectionner des saveurs qui sont intégrées. Notamment, il serait impossible d’isoler la contribution de la bouche seulement ou de la rétro-olfaction lorsqu’un mélange de plusieurs sens est perçu.

Tout le mérite de la saveur va souvent à la bouche, qui encaisse les compliments alors que d’autres facteurs moins connus interviennent également.

Il existe deux écoles de pensée concernant l’inhabilité de séparer ces stimulus. Tout d’abord, l’attention peut involontairement associer le goût, par défaut, à la bouche. La deuxième option serait que le goût et l’olfaction, malgré le fait qu’ils soient deux stimulus distincts, seraient traités de la même façon par ton attention.

Malgré le fait que tu ne puisses séparer les différents stimulus, quelques détails à propos de ceux-ci sont quand même connus. L’olfaction ortho-nasale est modulée par l’intensité du goût, alors que l’olfaction rétro-nasale est plutôt influencée par la congruence entre l’odeur et le goût.

Fais le test!

Tu veux mettre la théorie en pratique? Prépare un souper aux saveurs très aromatiques et essaie de déguster ton repas en appuyant sur ton nez avec tes doigts pour obstruer tes narines tout en te concentrant sur les saveurs qui animent tes papilles.

Ainsi, tu auras toi-même isolé le sens du goûter dans ce premier essai.

Puis, termine ton repas avec les narines relâchées. Tu verras que les sensations seront beaucoup plus intenses!

Et le sens du toucher?

Le sens du toucher a un impact sur l’appréciation d’un aliment. Certains mets sont appréciés pour leur texture crémeuse, croquante, sablée, etc.

Le sens du toucher pourrait-il avoir un effet sur la perception de saveur d’un aliment? Imagine-toi en train de déguster un cornet de crème glacée crémeux et un cornet de crème glacée avec une consistance différente, ou même une température différente. Jugerais-tu la saveur de ce cornet de la même façon?

Finalement, ton cerveau peut jouer des tours. Il intègre plusieurs stimulus et te laisse croire qu’ils sont tous générés par le sens du goûter. Lorsque tu en connais davantage sur le sujet, tu te rendras compte que les saveurs que tu perçois sont beaucoup plus complexes qu’il apparaît.

En résumé !

Apprécier les aliments, c’est aussi être conscient des sensations vécues lors de leur dégustation. Savourer un aliment en appréciant sa texture, son odeur et son goût sera beaucoup plus satisfaisant que de dévorer celui-ci sans y accorder d’attention. Après tout, les aliments sont des petits plaisirs de la vie qu’il faut chérir au maximum.

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