Savais-tu qu’avant l’arrivée du Guide alimentaire canadien tel qu’on le connaît aujourd’hui, le Canada proposait ses « règles alimentaires »?

Manger avec modération

Manger équilibré, c’est manger un peu de tout, mais avec modération. Ce message, on l’entend depuis déjà quelques années en réponse à un cadre trop strict où bien manger a longtemps été dicté par des directives gouvernementales et des lignes directrices proposées et produites par de grands organismes de santé reconnus. Bien manger était devenu une façon d’éviter l’apparition précoce de maladies, de bien vieillir et de garantir à tous une santé de fer.

Ces directives, très nombreuses, ont longtemps stipulé la façon dont la population devait s’alimenter. Toute déviation à ces « règles alimentaires » était mal perçue et pouvait parfois représenter des sources de stress, d’anxiété et de culpabilité chez certains individus.

La signification d’une alimentation saine

Quand on demande à des gens de décrire leurs dispositions à l’égard d’une saine alimentation, plusieurs utilisent des termes comme « je suis très soucieux de ce que je mange », « je suis conscient […] », « je regarde les valeurs nutritives », « je choisis méticuleusement les produits que j’achète », « je me montre prudent par rapport aux résultats des études […] »… Le langage qu’ils emploient en est un de pure conscience, et il ne fait pas seulement référence à leurs connaissances sur ce qu’est la définition d’une saine alimentation.

Cette conscience (c’est-à-dire le fait d’être conscient) engageait implicitement les individus à avoir une sorte d’obligation morale à bien s’alimenter, à respecter ce que l’état, les organismes de santé publique et les grandes organisations internationales décrétaient comme étant « bon ». Aujourd’hui, on se renseigne et on s’intéresse à la nutrition, on se procure des aliments aux vertus « santé » et, pernicieusement, on développe un autocontrôle (self-monitoring) qui permet d’évaluer notre succès et celui des autres dans l’atteinte de notre responsabilité d’être un «bon» citoyen en santé. L’abnégation et l’autovigilance découlent également de cette situation.

Psst! Consulte l’article sur la saine gestion de poids pour en savoir plus!

La terminologie des aliments à connotation négative

Ainsi, certains aliments seront « bons » ou « mauvais » pour la santé et nous aideront ou non dans l’atteinte de nos objectifs. Lorsqu’on parle des « mauvais » aliments, de la malbouffe, de la camelote alimentaire, des friandises ou autres, on en parle souvent de manière négative.

En effet, on utilise régulièrement des mots qui ont une terminologie négative comme « éviter », « manger moins », « réduire », « rester loin de », « couper », « éliminer », « jamais »…

Ainsi, on pourrait penser que manger sainement consiste en une série d’omissions d’aliments – ne pas consommer tel ou tel aliment (aussi désirable soit-il) qui pourrait mettre en péril la santé. Cette façon de voir les choses peut produire de la frustration.

En résumé !

En bref, il y a donc une différence à faire entre connaître les principes d’une saine alimentation et ne pas toujours vouloir les appliquer à la lettre.

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